
De nouveaux changements en approche pour le championnat du monde Superbike 2019. Après avoir récemment mis en place un système (totalement inutile) pour rétrograder sur la grille de départ les meilleurs pilotes à l'issue de la première course, la FIM et la DORNA inaugurent un format inédit pour les courses de SBK. Il y a aura trois courses par manche au lieu de deux.
Il s'agit en fait d'une course supplémentaire interposée entre les deux autres. Donc, la première course aura lieu le samedi après-midi, comme actuellement. Une épreuve raccourcie, format sprint, sera calé le dimanche matin. La troisième course se fera le dimanche après-midi, au format habituel.
On a du mal à saisir l'intérêt de cette troisième course "intermédiaire". Les organisateurs parlent d'un spectacle plus excitant, une perspective réfléchie depuis longtemps, une expérience enrichie pour les spectateurs... On pense plutôt que les promoteurs du WSBK sont démunis face à un désintérêt de plus en plus manifeste pour ce championnat. Les grandes heures et les retentissants combats sont loin, quand les usines engageaient de gros moyens et des pilotes redoutablement chien-fous. Aujourd'hui, Kawasaki et Rea dominent... écrasent en réalité la concurrence. Ducati est remonté aux affaires mais n'a pas retrouvé sa suprématie d'antan. Aprilia s'est abondamment tourné vers le MotoGP, Suzuki ne joue pas devant, Yamaha progresse mais n'arrive pas à faire vaciller son rival d'Akashi, Honda nage au milieu du bouillon.... Bref, les grands acteurs sont loin d'un combat tournoyant, apte à assurer le spectacle réclamé par le public.
Et pourtant, Jonathan Rea se montre comme l'un des plus grands champions de cette catégorie, sous nos yeux toutes les deux semaines. La légende s'écrit devant nous, sans la ferveur que l'on peut constater en MotoGP. Il faudra plus qu'un sprint pour secouer le monde du SBK.
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