présentation de la R 100 RS 1976
En 1976, alors que Apple faisait ses premiers pas et que Rocky sort au cinéma, le monde de la moto a découvert la BMW R 100 RS, et les lointains horizons en moto n'ont plus été pareil. Alors que la Kawasaki Z1 rugissait sur les routes avec le gros coffre de son 900 et que les Honda CB 750 régnaient en maîtres de la fiabilité, BMW est arrivé avec une idée qui semblait, à première vue, déroutante. Au lieu de proposer plus de chevaux, la marque a misé sur une innovation que personne n'avait osée : la science du vent.
Cette moto n'était pas une simple évolution ; elle était une rupture. Elle n'a pas été développée pour gagner des courses de vitesse, mais pour les longues distances. Et sa particularité la plus fascinante ne se trouvait pas dans son moteur, mais dans l'air qui l'entourait. La R 100 RS a inauguré une nouvelle ère, celle où le voyage devenait une philosophie.
Une révolution en soufflerie
Au milieu des années 1970, l'ingénieur en chef Hans-Günther von der Marwitz et son équipe de Munich ont un défi de taille. Leurs motos, équipées de moteurs Boxer refroidis par air, sont technologiquement dépassées par la concurrence japonaise. Les moteurs du soleil levant à 4 cylindres en ligne dominent en puissance. La riposte de BMW ne sera pas une course aux chevaux, mais une quête d'efficacité.
Le laboratoire d'expérimentation de cette nouvelle approche ? Le tunnel aérodynamique de l'aéroport de Munich. Il parait que les ingénieurs fixaient des touffes de laine sur les carénages prototypes pour visualiser les flux d'air, une méthode simple et efficace pour une science de pointe. Le résultat de cette obsession pour l'air a été une innovation radicale : un carénage qui ne fait qu'un avec la machine.
L'idée de tests en soufflerie n'est pas nouvelle. Moto-Guzzi s'était offert une telle installation dès 1950 ; pour optimiser les performances sportives de ses machines.
L'approche de BM est tout autre. Contrairement aux carénages de l'époque, qui étaient souvent de simples appendices, celui de la R 100 RS est une pièce intégrale. Il est conçu pour diriger le flux d'air non seulement autour du pilote, mais aussi pour le canaliser vers les cylindres du moteur, optimisant leur refroidissement. Les écopes sur les flancs ne sont pas là pour le style ; elles sont l'aboutissement d'un long travail de recherche.
Le cœur qui bat et les particularités qui marquent
Sous cette armure aérodynamique se trouve un cœur que les puristes connaissent bien. Le moteur bicylindre à plat de 980 cm3, avec un alésage de 94 mm et une course de 70,6 mm, était le plus gros des boxers d'alors. Il était alimenté par des carburateurs Bing à dépression constante, et produisait une puissance de 70 ch, bien loin des 100 ch et plus des concurrentes.
Mais la puissance n'est qu'un chiffre. Le caractère, lui, se ressent. Le son du Boxer, un vrombissement grave, était unique. Il était indissociable du fameux coup de rein de la moto à l'arrêt lors des coups de gaz, un effet de couple de cardan qui faisait "danser" la moto. De nombreux propriétaires le considéraient comme un trait de personnalité de la machine. La boîte de vitesses, elle, était connue pour son claquement sonore, qui annonçait chaque passage de rapport.
Sur la route, la R 100 RS était une championne du confort. Le tableau de bord, complet pour son temps, intégrait une jauge de température d'huile et une horloge, des détails qui soulignaient sa vocation de grande routière. Le pilote, bien que légèrement incliné vers l'avant par les demi-guidons, se sentait dans un cocon protecteur.
Le revers de la médaille
Pionnière d'une nouvelle façon de rouler, la R 100 RS devait aussi composer avec son poids important. Le carénage et la construction robuste ajoutaient une masse considérable. Le poids à sec de la moto, autour de 230 kg, pouvait rendre les manœuvres à l'arrêt ou à basse vitesse particulièrement difficiles. L'effort pour la déplacer à la main était une affaire "d'expérience".
Par ailleurs, bien que le carénage réduise les vibrations du vent, le moteur Boxer, lui, vibrait toujours, surtout à bas régime. Ces tremblements dans les mains et les pieds étaient un rappel constant de la mécanique à l'œuvre. Enfin, si la R 100 RS était une routière sportive, elle ne pouvait rivaliser en agilité avec les motos japonaises plus légères et plus puissantes. Son comportement en courbe était prévisible et rassurant, mais il manquait de dynamisme.
Une vision qui a façonné le futur routier
La R 100 RS a été un succès retentissant. Elle n'a pas seulement vendu des motos ; elle a créé un marché, le sport-touring. Son carénage a inspiré une génération entière de motos de route et a légitimé l'idée que le confort et la protection pouvaient être aussi importants que la puissance.
M.Bi - Photos constructeur
à retenir
BMW R 100 RS (1976) : Ce qu'il faut savoir avant de l'acheter
Tarifs
| Version de base | |
|---|---|
|
3 049 €
*
|
Modèle commercialisé en 1976
Performances
- Vitesse max : 197 km/h
- Accélération 0 à 100 km/h : 4,60 s
- Consommation moyenne : 5,75 l/100km
-
Autonomie estimée
: 417 km
Autonomie jusqu'à la panne sèche, calculée mais non vérifiée.
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Fiche technique BMW R 100 RS 1976
- Châssis
- Selle biplaces
- Cadre : Double berceau en acier
- Réservoir : 24 litres
- Capacité d'huile : 2,30 litres
- Hauteur de selle : 820 mm
- Longueur : 2 130 mm
- Largeur : 746 mm
- Hauteur min : 1 300 mm
-
Garde au sol min : 165 mm
- Empattement : 1 465 mm
- Poids à sec : 230 kg
- Train avant
- Fourche téléscopique Ø 36 mm, déb : 200 mm
- Freinage 2 disques Ø 285 mm, étrier simple piston
- Roue avant : 90 / 90 - 19 → Commander ce type de pneu
- Pression : 1.9 bars
- Transmission
- boîte à 5 rapports , manuelle
- Secondaire par cardan
- Train arrière
- 2 amortisseurs latéraux, déb : 125 mm
- Réglage de la précharge
- Freinage tambour Ø 200 mm
- Roue arrière : 120 / 90 - 18 → Commander ce type de pneu
- Pression : 2 bars
- Moteur
- Bicylindre à plat, de type Boxer , 4 temps
- 2 carburateurs Ø 40 mm
- Refroidissement : par air
- 1 AC, culbuté
- 2 soupapes par cylindre
- 980 cc (Alésage * course: 94 x 70,6 mm)
- 70 ch à 7 250 tr/min
- 7,70 mkg (76 Nm) à 6 500 tr/min
- Rapport poids / puissance : 3.29 kg/ch
- Rapport poids / couple : 29.87 kg/mkg
- Compression : 9,5 : 1
- Système de démarrage : électrique
- Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
- Fabriqué en 33 648 exemplaires
- Pays de fabrication : Allemagne
Coloris
1976
Occasions
Comparer la R 100 RS face à ses concurrentes
FAQ Vos questions fréquentes sur la R 100 RS 1976
- Quelle est la puissance de la R 100 RS 1976 ?
-
La R 100 RS 1976 développe une puissance de 70 chevaux
- Quel est le couple moteur de la R 100 RS 1976 ?
-
Le couple maximal de la R 100 RS 1976 s'élève à 7,70 mkg (76 Nm) à 6 500 tr/min.
- Quel est la vitesse maximale de la R 100 RS 1976 ?
-
La R 100 RS 1976 est capable d'atteindre une vitesse de pointe de 197 km/h sur circuit.
- Quel est le poids de la R 100 RS 1976 ?
-
La R 100 RS 1976 affiche un poids à sec de 230 kg.
- Quelle est la consommation de carburant de la R 100 RS 1976 ?
-
La consommation moyenne est estimée à 5,75 l/100km selon le cycle WMTC.
- Quelle est la hauteur de selle de la R 100 RS 1976 ?
-
Pour garantir une bonne accessibilité, la R 100 RS 1976 propose une hauteur de selle minimale de 820 mm.
- Quel est le prix de la R 100 RS 1976 ?
-
Le prix de la R 100 RS 1976 est de 3 049 € en France
- Quel permis faut-il pour conduire la R 100 RS 1976 ?
-
Pour piloter la R 100 RS 1976, vous devez être titulaire du A.
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Avis des motards Déposer un avis - 1 avis
Le poids de cette machine était dans les standards de l'époque.
Pour preuve j'ai eu un 750 gpz en 82 qui pesait 245 kilos.
J'ai aussi posséder un r100tc qui était la même moto que la rs mais avec un moteur de 65 CV à la place de 70..
J'ai traversé une partie de l'Europe avec et c'était effectivement une moto pour rouler vite et longtemps sans fatigue.
Autoroute allemande des Pays-Bas à la Tchécoslovaquie à 160 de moyenne sans problème.
Le poids n'était pas un problème car le flat lui procurait un centre de gravité très bas.
Effectivement à l'arrêt la manipulation était plus difficile mais pas à cause du poids mais surtout de son petit guidon.
Quand à la protection elle était exceptionnelle !
Idem pour la tenue de route sur les petites routes de l'Ardèche..
Bref je rachèterai volontiers la même aujourd'hui..
Salutations
Patrice Note : 5/5 Répondre à Patrice