présentation de la ZX-10R 1000 2012
Une nouvelle 10-R ! Entièrement repensée, complètement dédiée à la piste, plus sulfureuse et puissante que jamais. Vous voulez les chiffres ? Pas tout de suite, ce serait un manque de respect. Cette nouvelle Ninja mérite un peu plus d’attention avant de la confronter aux terribles juges que sont balance et banc de puissance. Mais rassurez-vous : sur le papier, elle décalque tout le monde, et l’on en attendait pas moins après la campagne de communication de Kawasaki. L’usine voulait une machine capable de lui assurer son grand retour et une position de force en Superbike mondial – Manifestement, ils ont fait ce qu’il faut pour.
Elle devait, elle voulait changer. Alors, la Ninja 1000 marque une rupture de style. Pas violente, moins dérangeante, toujours menaçante, et peut-être plus profonde dans ses convictions. Son nouveau regard encadre une nouvelle prise d’air qui signifie beaucoup à elle toute seule : la bouche en triangle, trait caractéristique des Ninja depuis leur renouveau en 2003, aura duré presque une décennie mais cède ici la place à un étrange conduit. Les clignos avant ont enfin quitté les branches des rétros pour se retrouver incrusté dans ces derniers.
Sa silhouette, elle vous interpellera à nouveau. Plus pleine, moins ajourée, elle vous surprend par ses grands panneaux singulièrement éventrés par de longues ouïes de ventilation. Le réservoir est ceinturé de grands caches s’interrompant brutalement sur un nouveau bâti arrière. A son extrémité, le bloc optique a beaucoup évolué, les clignotants implantés dans la coque s’accouplent au feu arrière pour former un bloc multi-surfaces. Pourtant, le dessin de cette nouvelle poupe nous semble décalé par rapport à la silhouette de la machine. On dirait presque l’arrière d’une navette de la série V des années 80. Question échappement, j’espère que vous aimez ceux de la Z 1000. Le ZX-10 R en a piqué un au roadster. Plus « gamelle » mais aussi plus court, il permet de recentrer les masses.

L’écran multifonction est modulable : il y a un mode d’affichage standard et quelques modifs en mode piste. Le Race Mode modifie l’affichage comme suit : la vitesse devient un indicateur de rapport engagé de grande taille, et l’heure se transforme en vitesse. En standard, la fenêtre LCD vous affiche la vitesse, le rapport engagé (en petit), 2 trips, la conso instantanée, le mapping sélectionné, le niveau de Traction Control, la température et la pendule. Tout ce qu’il faut pour savoir comment ça vit là-bas dessous. D’ailleurs, y en a pas mal qui veulent savoir ce qu’il y a de beau dans le moteur et s’il envoie du pâté.
Chaud, bouillant, volcanique, ce nouveau quatre-cylindres de 998 cm3. Pied à coulisse en main, on trouvera une cylindrée, une course et un alésage identique. Pourtant, les motoristes se sont retroussé les manches pour trouver des chevaux et enlever du poids dans tous les sens.
Dans les entrailles, ça a bougé. L’arbre de transmission s’est déplacé en hauteur de 108 mm, tout comme le vilebrequin situé 28 mm plus haut qu’auparavant. Le but étant de recentrer encore les masses et de relever le centre de gravité. Une optimisation des pistons et des segments réduit les pertes dûes à la friction interne.
« Faites-moi respirer ce moteur !!!
- Euh, chef, il respire déjà fort le …
- M’en fous ! Faites mieux ! »
« Chef, y a pas moyen de…
- QUOI ?!? Faites mieux, bordel ! »
Re-glurps. P’tre qu’on pourrait ? Oui, raccourcir les jupes des pistons et alléger ces derniers, augmenter les corps d’admission de 43 à 47 mm, pis voir ce que le bouilleur crache comme patate. Bbrrrooooooovroaaaaabbraaaapppppp ! 13 000 trs plus tard, l’écran de contrôle vient de faire tilt. La BMW S 1000 RR, jusque là détentrice du record de puissance (193 canass’ annoncés), vient de se faire déglinguer le fondement. 200 CHEVAUX !!! Bon sang ; mais ça, c’est la puissance avec l’air forcé, non ? Ben non. Avec le RAM Air en action, c’est 210 ch que déverrouille le bouilleur. Autour de lui, c’est bien évidemment racing à donf, avec double batterie d’injecteurs, boite de vitesses à cassette, embrayage anti-dribble, nouvelle boite à air et ligne d’échappement en titane.
Ca va être gérable une vigueur pareille ? Hmmm, disons qu’avec une courbe de couple déplacée vers le haut, un max de 11.7 mkg à 11 500 trs (0.7 mg de plus, 3 000 plus tard), et le caractère Kawa, t’as plutôt intérêt à savoir piloter. Mais aujourd’hui, la puissance et le talent, ce n’est pas suffisant pour gagner. Le co-pilote devenu indispensable, c’est l’électronique. A votre avis, pourquoi y a des nouveaux câbles qui se baladent sur cette ZX-10R 2011 ? Je vous mets sur la voie : une piste dentelée sur chaque roue, un capteur devant chaque piste. Bingo, un ABS… et un contrôle de motricité, le S-KTRC (Sport Kawasaki Traction Control). Celui-ci combine pas mal de paramètres (vitesse des roues, régime moteur, ouverture des gaz, position des papillons) pour optimiser au max l’accélération. Le système peut même faire la différence entre un wheeling « maitrisable » et un wheeling brutal non sollicité. Effectuant un contrôle toutes les 5 millisecondes, le S-KTRC agit directement sur l’allumage quand ça commence à zipper.
L’anti-blocage s’appelle ici KIBS, Kawasaki Intelligent anti-lock Brake System. Il s’agit d’un ABS sport capable de réguler et optimiser le freinage sur l’avant et / ou l’arrière – En quelque sorte, il réfléchit pour le pilote sur l’action du freinage.
Donc, on a une nouvelle reine de l’électronique sous la main, avec 200 bourriques dans le panier et une gueule de tueuse. Gardez-en dans l’estomac car la Ninja en a encore beaucoup à vous promettre. Comme ce 208 qu’elle a effacé. C’était le poids de la ZX-10R de 2010. Un peu énervant car les copines affichaient toutes moins d’embonpoint. Du coup, régime sec, très sec. Et c’est 10 kg de perdus ! Pas mal. Avec 198 kilos toute mouillée (201 avec l’ABS), l’hypersport Kawa devient la plus légère de la bande. En 2004, les 1000 réussissaient à atteindre 1 kg par cheval avec le poids à sec. Aujourd’hui, le rapport est le même, mais tous pleins faits. La course à la puissance dépasse le cap de l’effrayant.
Y a pas de secret, il a fallu rogner gramme après gramme, parfois de façon impressionnante. La batterie est tout simplement deux fois plus légère. De 4130 g, elle passe à 2040 g ; sauf en version ABS où les besoins énergétiques sont plus importants. Mais même avec 3080 g la pile, le gain de poids est toujours là. L’électronique de bord a fondu de 63 g, la roue avant de 330 g, l’arrière de 490g, la pompe de carburant est allégée, l’ABS est une version 800 g moins lourde que les unités du marché actuel, et l’ensemble de la partie-cycle contribue également à la diète drastique.

Ne vous éloignez pas de l’arrière. Regardez comment est fixé le mono-amortisseur ! Surprenant, n’est-ce pas ?!? Vous en avez pas vu souvent des amorto ancré horizontalement au-dessus du bras oscillant sur une sportive… Moi non plus. Ce procédé fut inauguré sur la dernière génération de Z 1000 et s'installe sur la plus violente des Kawa. L’intérêt ? Toujours la centralisation des masses, plus de stabilité, plus de progressivité, et avec l’espace dégagé, on peut caser une chambre de tranquillisation plus grande, et ainsi un échappement plus court, et recentrer encore des masses.
Le constructeur d’Akashi renouvelle la confiance accordée à la fourche de type BPF. Inaugurée sur la 600 en 2009 (et sur la Suzuki GSX-R 1000), ce modèle dispose d’un piston quasiment deux fois plus gros que sur une fourche à cartouche classique. Du coup, la pression du fluide est beaucoup moins importante alors que la force d’amortissement demeure identique. On a ainsi un meilleur contrôle du train directeur lors des phases de compression. La géométrie de cette Ninja opus 2011 étant encore plus basculée sur l’avant, le pilotage devrait s’en trouver en conséquence plus incisif. Bonus : avec moins de pièces internes du fait de sa conception, la fourche est également plus légère ; et hop, encore des grammes de gagnés.
Les suspensions sont bien évidemment réglables en compression, précontrainte et détente, avec un double réglage de la compression (lente et rapide) pour l’amortisseur arrière.
Vous êtes donc sur un engin de 200 ch pour 198 kilos. A bord, quelques aménagements ont été prévus. Un nouveau réservoir plus ergonomique, des repose-pieds réglables sur 15 mm, et pour le passager… comme dab, une tranche de pain de mie. Le freinage se situe toujours dans le niveau relevé du tout radial, pompe et étriers avec 4 pistons chacun flirtant avec des disques à pétales de 310 mm. Mais on attend toujours le monobloc et des durites aviation.
Le léger lifting de 2010 n’était qu’une diversion pour peaufiner une toute nouvelle ZX-10 R, plus féroce que jamais dans cette nouvelle édition. Elle établit une nouvelle référence de puissance et compte bien faire le ménage au sein des hypersports. Les 24 heures du Mans ont aiguisé les envies de Kawa – cette nouvelle Ninja s’emploiera à saigner le plateau SBK.
M.B - Photos constructeur
à retenir
Kawasaki ZX-10R 1000 (2012) : Ce qu'il faut savoir avant de l'acheter
Les points forts
- Ligne tranchante
- Beaucoup de bourrins
- Moins chère que la concurrence
Les points faibles
- Evolutions minimes
- Grosse expérience fortement conseillé
Tarifs
| Version de base | avec ABS | |
|---|---|---|
|
15 999 €
*
|
16 999 €
|
Performances
- Vitesse max : 300 km/h
Histoire
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Fiche technique Kawasaki ZX-10R 1000 2012
- Châssis
- Cadre : double poutre périmétrique en alu
- Réservoir : 17 litres
- Hauteur de selle : 813 mm
- Longueur : 2 075 mm
- Largeur : 715 mm
- Hauteur min : 1 115 mm
- Empattement : 1 425 mm
- Poids tous pleins faits : 198 kg
- Train avant
- Fourche téléhydraulique inversée BPF Ø 43 mm, déb : 120 mm
- Freinage 2 disques Ø 310 mm, fixation radiale, étrier 4 pistons
- Roue avant : 120 / 70 - 17 → Commander ce type de pneu
- Transmission
- boîte à 6 rapports
- Secondaire par chaîne
- Train arrière
- Mono-amortisseur, déb : 125 mm
- Freinage 1 disque Ø 220 mm, étrier simple piston
- Roue arrière : 190 / 55 - 17 → Commander ce type de pneu
- Moteur
- 4 cylindres en ligne , 4 temps
- Injection Ø 47 mm
- Refroidissement : liquide
- 2 ACT
- 4 soupapes par cylindre
- 998 cc (Alésage * course: 76 x 55 mm)
- 200 ch à 13 000 tr/min
- 210 ch avec l'air forcé
- 11,70 mkg à 11 500 tr/min
- Rapport poids / puissance : environ 0.92 kg/ch
- Rapport poids / couple : environ 15.65 kg/mkg
- Compression : 13 : 1
- Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
Occasions
Comparer la ZX-10R 1000 face à ses concurrentes
Prix
Accélération
Consommation
Autonomie
Couple
Puissance
Rapport Poids / Puissance
Rapport Poids / Couple
Vitesse
FAQ Vos questions fréquentes sur la ZX-10R 1000 2012
- Quelle est la puissance de la ZX-10R 1000 2012 ?
-
La ZX-10R 1000 2012 développe une puissance de 200 chevaux
- Quel est le couple moteur de la ZX-10R 1000 2012 ?
-
Le couple maximal de la ZX-10R 1000 2012 s'élève à 11,70 mkg à 11 500 tr/min.
- Quel est la vitesse maximale de la ZX-10R 1000 2012 ?
-
La ZX-10R 1000 2012 est capable d'atteindre une vitesse de pointe de 300 km/h sur circuit.
- Quel est le poids de la ZX-10R 1000 2012 ?
-
La ZX-10R 1000 2012 affiche un poids tous pleins faits de 198 kg.
- Quelle est la hauteur de selle de la ZX-10R 1000 2012 ?
-
Pour garantir une bonne accessibilité, la ZX-10R 1000 2012 propose une hauteur de selle minimale de 813 mm.
- Quel est le prix de la ZX-10R 1000 2012 ?
-
Le prix de la ZX-10R 1000 2012 est de 15 999 € en France. Elle est affichée à 16 999 € en France avec ABS.
- Quel permis faut-il pour conduire la ZX-10R 1000 2012 ?
-
Pour piloter la ZX-10R 1000 2012, vous devez être titulaire du A.
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Avis des motards Déposer un avis - 17 avis
Super moto
J\'attends pour discuter avec d\'autre personne qui en n\'ont une .
Note : 5/5 Répondre à djefzx10r
Quelle est le moyen de debridage de la zx10r version 2013
il parais que cela ce fait avec un boitier qui ne serais pas dispo en france 500 euros
excat .... Note : 5/5 Répondre à laurent
merci de votre reponse Note : 5/5 Répondre à laurent
La ZX10R est la ninja 1000, c\'est juste le nom qui a évolué au fil des années. Note : 5/5 Participer à la conversation
Je roule sur le 2011 , que du bonheur sur piste , je viens d'installer un shifter ça envoi fort.
Moto a conseiller pour les sensations fortes.
De plus avec le trackcontrol, les petites erreurs de relance sont corrigées.
Bonne route a tous
Nero
Note : 5/5 Répondre à Nero
C'est aussi pour ça que je me suis rabattu sur le circuit et "la" ça devient intéressant. Je tourne avec un ZX10R de 2004 mais j'essayerais bien celui la. Ça doit être un bon kiff....!!! Note : 5/5 Répondre à r.joe
en tout cas belle moto j'ai hate de faire le premier essai sur piste la ou tout son potentiel sera visible.... Note : 5/5 Répondre à eldordehor
Note : 5/5 Répondre à babas